dimanche 12 avril 2009 (1 post)
Oui je sais c'est vraiment à la bourre, mais le temps de rentrer de se poser, de passer les photos, de faire le repas de retour et tout ça, voilà. Et pis je me suis clairement laissé déborder par le retour au boulot et tout ça. Bref, le voilà, le post, le fameux. Les petits points d'étape sont comme d'habitude dispos sur DDQ mais je voulais faire le gros post ici.
Alors voilà, on a passé 10 jours au Mexique. Et c'était impressionnant, de beaucoup de façons. Pour tous les deux. Premier voyage en avion pour Marie, et pas les choses à moitié, un vol intercontinental et transatlantique pour commencer (même si y'avait le saut de puce Paris-Madrid pour se mettre en condition). Sans parler du vertige. Cela dit, tout s'est bien passé, une rigolade, franchement. Et pour le coup, dans l'avion, le N810 c'est vraiment génial.
Le Mexique, donc. C'est impressionnant, disais-je. C'est très riche. Beaucoup de chaleur, beaucoup de couleurs, beaucoup d'odeurs, beaucoup de saveurs. Beaucoup de bruit, beaucoup de monde. En débarquant, ça fait un peu bizarre, heureusement on a pu s'acclimater petit à petit, en commençant par passer le week-end dans une petite maison d'un quartier plutôt tranquille, en prenant contact avec le pays par petite touches. Quartier à taille humaine, petit marché, petit supermarché. On goutte aux jus pressés sur place (les saveurs… un jus de mandarine à se damner). En fin de weekend, on va se frotter au monde. Un tour sur le Zocalo (le socle, c'est le nom de beaucoup de places au Mexique, presque un nom commun, depuis que l'originale (celle en question) a eu pendant des années un socle sans statue au milieu). Situé au milieu du centre historique, avec le palais présidentiel et la cathédrale, c'est blindé de monde, un peu de touristes mais surtout des Mexicains, et là on se rend compte de la foule que ça peut représenter. Impressionnés, forcément, et on tient pas très longtemps, et on accueille avec plaisir une petite place un peu à l'écart avec un café qui sert des naranjadas (saveurs toujours). Contact avec le métro aussi, qui s'appréhende très vite (y'a assez peu de lignes). On fait attention à son sac, mais pas spécialement plus que dans le métro parisien. Et c'est là qu'on découvre une institution, celle des vendeurs à la sauvette. Vendeurs de pleins de troucs, mais en particulier de la musique (piratée). Des cds-mp3 avec cent à cent cinquante chansons, sur un thème précis (les années 80, la samba, la techno, …). Dont ils font des démos. Ils ont un lecteur cd-mp3 à la main et un sac à dos avec des enceintes dedans, volume à fond, et ils passent dans les wagons en hurlant dies pesos. On s'y habitue (mais c'est tout de même mieux quand c'est de la musique agréable (on a eu droit à un cd rock classique) et pas trop forte). Un petit tour sur les bateaux de Xochimilco, très kitch, pour compléter.
Après l'expérience México, on fait l'expérience plages de rêve du Pacifique. México est relativement au centre du pays, et comme on voulait voir la mer on avait deux choix, le Golfe du Mexique d'un côté, le Pacifique de l'autre. Le Pacifique c'était quand même plus exotique, donc on s'est dirigés vers Acapulco. Quelques heures de bus en première classe pour y arriver, et en repartir le plus vite possible, parce que quand même Acapulco c'est un peu Cancún. Ou Llorret. Enfin la côte d'azur quoi. Et les énormes hôtels climatisés remplis d'étudiants américains en plein spring break c'était quand même pas trop notre trouc. Alors qu'à quelques kilomètres de là se trouve le paradis (au sens européen du terme, disons, tout le monde a pas le même paradis). Nommément Pie de la Cuesta, un petit bled au bas de la falaise, une bande de terre séparant le Pacifique et un lagon. Quelques dizaines de metres de large, parfois un peu plus. Relativement désert (c'est pas spring break en Europe), et de quoi se poser tranquillement pendant quelques jours. Bon pour ça il faut réussir à choper un bus (si on peut appeler ça un bus, le terme de camión est vachement plus adapté je trouve, pour désigner des énormes camions avec vaguement des sièges, transport collectif le plus utilisé). Choper un bus au bon endroit, pour le bon endroit. Alors que le soleil se couche et que, quand même, on est pas très rassurés de débarquer au milieu d'un marché sans trop savoir où on va et si la population locale a pas envie de manger deux petits gringos pour diner. En fait, plus de peur que de mal, mais c'est sur que c'est parfois relativement impressionnant.
Le Pacifique donc. Pacifique que ça, évidemment. D'énormes rouleaux qui empêche de dormir, qui résonnent dans notre petite chambre. Mais, au moins une fois dans ma vie, j'aurais eu une chambre avec vue sur le Pacifique. Et vraiment pas loin. Un petit peu trop près, même mais bon, on va pas cracher dessus. C'était vraiment beau, d'ailleurs, pour le coup. Trois jours de farniente, repos au bord de la mer, margarita et huachinango, visite du lagon, pas tant que ça de soleil parce qu'il fait trop chaud trop rapidement, mais dans l'ensemble ça reste un peu comme dans les cartes postales. On imagine parfaitement pouvoir y rester une semaine à rien faire qu'a siroter des margaritas et piñas coladas, bouquiner, prendre le soleil le matin et le soir, se baigner un peu.
Retour à Mexico, et là, tout de suite, on se sent presque chez nous. On prend le métro comme si on y était nés, on rentre à la maison comme un seul homme, les yeux fermés. C'est dingue comme quelques jours de pratique suivi de quelques jours à faire autre chose, ça suffit à préparer des reflexes (c'est un peu comme les cours de conduite, en fait). Petit tour aux pyramides de Teotihuacán, et on en profite pour découvrir un patelin à côté, et y manger un brin. Océane nous dégotte un petit restau improbable (le guide du routard à abandonné depuis longtemps, se contentant de désigner la ville comme un éventuel point d'où prendre le bus si jamais on a loupés les derniers depuis les pyramides). On aurait jamais osé y rentrer sans Océane, et pourtant, le menu à 40 pesos était absolument délicieux, et on a _même_ pu prendre un café (oui parce que pour info, au Mexique le café c'est un peu comme le café américain, mais avec du Nes, c'est dire) (bon il a du faire chauffer la machine à expresso pendant bien vingt minutes, mais on a quand même eu notre expresso).
Après ça, un petit tour pour le dernier weekend dans les villes coloniales, à commencer par Guanajuato. Une petite ville étudiante, très agréable, dans laquelle on peut se balader à pied sans problème. Marchés et petites boutiques divers, avec pas trop trop de monde, c'est quand même bien le calme. Nettement plus vivable que México, pour le coup. Un petit tour à San Miguel Allende avant de revenir à défé (D.F., Distrito Federal, México quoi) et d'y passer le dernier jour avant de revenir à Paris.
Impressionnant, donc, au final. Trop court, forcément, parce qu'en dix jours c'est dur de voir suffisament de choses, mais le petit medley qu'on a pu se faire nous a au moins donné une petite idée. C'est sur que le Mexique c'est grand, et qu'il y a pleins de régions qu'on aurait pu explorer aussi si on avait pu y passer six mois : le Chiapas, Baja California, Veracrúz, Cancún (encore que). Mais on a quand même pu s'en mettre plein les yeux, pleins les oreilles. Plein la langue aussi, encore que les méxicains sont vraiment gentils et qu'ils se vexent absolument pas si on leur demande « sans chile », ou bien à part histoire de pouvoir doser son piment. Un voyage, un grand. Ça donne envie de s'en faire encore, et de pouvoir découvrir. Cela dit, on s'est quand même rendu compte que c'est nettement plus facile de découvrir quand on a quelqu'un sur place qui connait déjà un peu et qui nous fait oser vachement plus. On a tendance à être moins surs de nous quand on est « tout seul », et c'est sur qu'on doit louper des choses, alors merci Océane !
Corsac
@
18:34:34
vendredi 06 février 2009 (1 post)
Visiblement, deux week-ends de suite, ça fait trop.
Pourtant ça fait à peine quelques heures, mais, tout
de même, elle me manque déjà. C'est ptet le
côté vendredi, le dépaysement, la langue ou la
bière, je sais pas. En tout cas, clairement, purement et
simplement, j'ai comme une boule dans le ventre, et je sais
parfaitement ce que c'est, et j'avoue que je suis surpris de la
retrouver là. C'est une boule que je connaissais bien quand
elle était à Brest et moi à Paris, mais
j'avais un peu perdu l'habitude de la sentir.
Ça passera, c'est pas pour longtemps et en plus c'est
pour des troucs cools, mais quand même, ça fait
bizarre…
Corsac
@
22:55:58
mardi 03 février 2009 (1 post)
Dans la catégorie, je hais voyages-sncf.com, je hais le mois de février, et je suis un boulet, je me pose, là.
Ce week-end, à Bruxelles, c'est le FOSDEM, où, comme les deux années précédentes, je vais faire un tour histoire de boire de la Delirium Tremens à la pression, et causer opensource. J'ai donc pris des billets de Thalys pour vendredi 6/02, et dimanche 8/03. Oui oui, 03. Parce que voyages-sncf.com m'a fait un coup bas en changeant je sais pas trop comment le mois du retour (parce que, forcément, avec tous les allers − retours, j'ai perdu le cap des changements. Et forcément, je m'en suis pas rendu compte avant d'aller retirer mes billets, à la borne. Après les avoir payé, évidemment. Et la borne refusait purement et simplement de me l'échanger, sous prétexte que y'a plus de places disponibles dans aucun des trains, à cause des quotas.
Heureusement, l'histoire a une fin heureuse. Me rabattant sur les guichets, pour passer outre les quotas (ayant vérifié qu'il restait _effectivement_ des places dans le train en question) des machines, j'avais un peu peur (j'avoue). Entre la queue et réussir à me faire comprendre, et à trouver la place qui allait bien (« sisi je sais que y'a des places dans ce train, j'ai même fait une réservation internet ! »), je me faisais vraiment du soucis.
Que nenni, pas la moindre queue au guichet de Gare de l'Est, et un guichetier absolument parfait, qui m'a trouvé un billet retour adéquat en deux temps trois mouvements, hophophop.
Résultat, boulette effacée, et je suis pas obligé de rester à Bruxelles pendant un mois !
Corsac
@
20:20:13
lundi 12 janvier 2009 (1 post)
J'ai trouvé un moyen d'écouter
KLOS, la radio qu'on écoutait
pendant le road trip, à Los Angeles, sur le net. Et donc je
me dis qu'au boulot ça va être sympa d'avoir un peu de
classic rock. Sauf que là, pour l'instant, il est
encore un peu tôt à LA visiblement, et y'a pas
vraiment de musique, ça cause (à vrai dire
j'écoute (littéralement) que d'une oreille, ça
parle de sport et de nutrition, un truc du genre). Et ce qui est
miraculeux, c'est que, même si ça n'a rien à
voir, j'ai vraiment l'impression d'écouter
Radio
K.A.O.S.. Ça doit être l'accent, je sais pas.
Mais ça doit prouver que Waters s'y connaissait vraiment
quand il a fait l'album, parce que c'est exactement ça, les
tons de voix, entre les chansons.
Corsac
@
18:16:16
vendredi 02 janvier 2009 (1 post)
• À la croisée des mondes : La boussole d'or:
3 janvier 2008, MK2 Quai de Loire
• La nuit nous appartient : 4 janvier 2008, MK2 Quai de
Seine
• Gone baby gone : 11 janvier 2008, MK2 Quai de Loire
• Sweeney Todd : 25 janvier 2008, MK2 Quai de Loire
• La Guerre selon Charlie Wilson : 1er février 2008,
MK2 Quai de Loire
• Juno : 8 février 2008, MK2 Quai de Seine
• Into the wild : 15 février 2008, MK2 Quai de
Loire
• La famille Savage : 29 février 2008, MK2 Quai de
Loire
• L'Orphelinat : 7 mars 2008, MK2 Quai de Loire
• Be kind, rewind : 14 mars 2008, MK2 Quai de Seine
• Il y a longtemps que je t'aime : 21 mars 2008, MK2 Quai de
Loire
• The Darjeeling Ltd. : 28 mars 2008, MK2 Quai de Seine
• Un cœur simple : 5 avril 2008, MK2 Quai de Seine
• Bienvenue chez les Cht'is : 11 avril 2008, MK2 Quai de
Loire
• Penelope : 18 avril 2008, MK2 Quai de Loire
• Leatherhead : 25 avril 2008, MK2 Quai de Seine
• J'ai toujours rêvé d'être un gangster:
1er mai 2008, MK2 Hautefeuille
• Iron Man: 3 mai 2008, MK2 Quai de Loire
• Bataille à Seattle: 16 mai 2008, MK2 Quai de
Seine
• Agnus Dei : 23 mai 2008, MK2 Quai de Loire
• Les citronniers : 13 juin 2008, MK2 Quai de Loire
• Indiana Jones et le royaume du crane de cristal : 15
juin 2008, MK2 Quai de Seine
• Phénomènes : 20 juin 2008, MK2 Quai de
Seine
• Eldorado : 27 juin 2008, MK2 Quai de Seine
• Bon baisers de Bruges : 4 juillet 2008, MK2 Quai de
Loire
• Hancock : 14 juillet 2008, MK2 Quai de Loire
• Wanted : 16 juillet 2008, MK2 Quai de Seine
• Lake Tahoe : 18 juillet 2008, MK2 Quai de Seine
• Abre los ojos : 24 juillet 2008, Cinéma en plein
Air, La Villette
• X-Files: Regeneration : 1er août 2008, MK2 Quai
de Seine
• Un millier d'années de bonne prières : 8
août 2008, MK2 Quai de Seine
• The Dark Knight : 22 août 2008, MK2 Quai de
Loire
• Be Happy : 5 août 2008, Sémaphore
Nîmes
• Les cendres du temps : 12 septembre 2008, MK2 Quai de
Loire
• Jar City : 19 septembre 2008, MK2 Quai de Seine
• Rumba: 26 septembre 2008, MK2 Quai de Seine
• Appaloosa : 3 octobre 2008, MK2 Quai de Loire
• Vicky Cristina Barcelona : 10 octobre 2008, MK2 Quai de
Loire
• Khamsa : 17 octobre 2008, MK2 Quai de Seine
• Le dernier maquis : 24 octobre 2008, MK2 Quai de
Seine
• The visitor : 31 octobre 2008, MK2 Quai de Loire
• Quantum of Solace : 7 novembre 2008, MK2 Quai de
Loire
• W. : 8 novembre 2008, UGC Ciné Cité
Lille
• Les bureaux de Dieu : 11 novembre 2008, MK2 Quai de
Seine
• La très très grande entreprise : 14
novembre 2008, MK2 Quai de Seine
• Musée haut, musée bas : 21 novembre 2008,
MK2 Quai de Loire
• Hunger : 28 novembre 2008, MK2 Quai de Loire
• Two Lovers : 5 décembre 2008, MK2 Quai de
Seine
• Burn after reading : 12 décembre 2008, MK2 Quai
de Loire
• Largo Winch : 20 décembre, MK2 Quai de Loire
Un bon cru quand même. 50 films, sachant qu'on y va
rarement plus d'une fois par semaine, c'est plutôt
régulier. Et dans l'ensemble, je crois que je les ai
plutôt pas trop mal appréciés, d'ailleurs.
Corsac
@
23:27:55
lundi 22 décembre 2008 (2 posts)
Il est clair que je suis pas un fan raide dingue de musique
classique, on peut pas vraiment le dire. Mais y'a quelques trucs
que j'aime bien, et la Flûte Enchantée en
fait partie. Alors ça tombait plutôt bien, comme
introduction à l'opéra (on comptera pas
Melancolia qu'on avait vu à Garnier, parce que
là c'était quand même _vraiment_ bizarre).
C'était un peu éventé comme surprise,
forcément, on le savais depuis des lustres et on avait
même eu un projet commun d'y aller, avant que les parents ne
mettent la main dessus et n'imposent le blackout. Donc
voilà, réquisition pour le samedi 21 décembre
au soir, sans savoir vraiment pourquoi. Enfin sans savoir, mais
hum, voilà quoi.
Nous voilà donc, ce samedi soir, en petite troupe, devant
l'Opéra Bastille. On rentre pas par le grand escalier, qui
est réservé aux podiums des manifestations,
manifestement (hmh). On rentre par la petite porte sur la droite,
et petit à petit on grimpe dans les étages. C'est
très joli de l'intérieur, j'aime bien l'architecture,
et c'est très photogénique (mais j'avais pas pris mon
appareil). En rentrant dans la salle, la première chose qui
frappe, c'est que sur la scène sont disposés,
des… matelas (des modules gonflables,
officiellement, en fait). C'est sur que pour un opéra
classique ça surprend un peu.
Alors effectivement la mise en scène était un peu
expérimentale, et effectivement le bruit des souffleries et
des mouvements des matelas modules gonflables
c'est un peu chiant. Voire carrément relou. Mais ça
mis à part, c'était quand même vachement bien,
j'ai trouvé. J'ai vraiment trouvé des trucs jolis,
j'ai bien aimé la musique (n'étant pas aussi
afficionado que d'autres, j'avais sans doute de moins grandes
espérances, aussi). Et j'ai vraiment adoré Papageno
et Papagena, vraiment bien réussis, bien joués.
Bref, une vraie découverte, une vraie soirée qui
fait plaisir. Et c'est vrai que c'est agréable, les
concerts, quand même.
Corsac
@
10:55:33
Aujourd'hui les jours rallongent \\o/
Corsac
@
09:01:00
vendredi 05 décembre 2008 (1 post)
Attablé au Candiot, avec mon chocolat, l'envie me prend
d'écrire. Sans doute parce que j'ai un peu de temps avant de
reprendre mon train, sans doute parce que le café me
rappelle Marie, sans doute parce que je vois les gens se
réveiller petit à petit, le café s'ouvrir, les
chaises descendre des tables et accueillir les clients. Un je ne
sais quoi de café parisien au petit matin, et non de
café rennais pendant la matinée.
Le chocolat est bon, comme prévu. Il me reste un peu de
temps, et tous les réseaux wifi sont protégés,
ce qui n'est pas très grave. C'est un peu le week-end, un
peu les vacances. C'était trois jours intenses, à se
coucher tard et se lever tôt, et la fatigue s'accumule un
petit peu. Le monde a un petit côté ouaté, pas
désagréable, un peu comme un lendemain de
soirée (mais une soirée qui aurait duré trois
jours, un peu).
En profiter pour dépiler (un peu) ses mails, offline.
Profiter d'un peu de temps pour ne pas courir, c'est quand
même agréable. Une journée complètement
off, avec un peu de temps pour faire des choses,
éventuellement remettre en forme les comptes-rendus des
journées C&ESAR, profiter par avance du week-end calme.
L'avantage des voyages en train c'est qu'on a un peu,
forcément, du temps bloqué, à ne rien faire,
ou presque. En l'occurrence, « rien »
ça va sans doute être dodo ou bien le fameux compte
rendu (à moins que je ne craque et que je reste dans
« De bons présages », au grand dam de
mes voisins immédiats, qui auront alors à subir des
éclats de rires épars et spontanés.
On est déjà en décembre, le temps passe
à une vitesse hallucinante (comme d'habitude), et avoir un
peu de temps pour se poser et ralentir ne m'était pas
arrivé depuis un certain temps. Bon on va pas aller
jusqu'à dire (écrire) des expressions genre
« prendre du recul » hein, mais c'est un peu
l'idée (enfin ça serait peut être un peu
l'idée si j'étais pas complètement dans de la
ouate) (j'adore).
Trois jours de Rennes, d'Happy et de Ville d'Ys, trois jours
à servir d'éponge à informations pendant la
journée (d'où l'importance du compte-rendu, si on
veut que ça ressorte de façon à peu
près intelligible et constructive), mais aussi trois jours
à rencontrer des gens intéressants, à
échanger, à créer, tisser des liens. Bref,
trois bonnes journées.
C'est quand même une bonne coincidence que les deux confs en
sécurité informatique françaises (ou en tous
cas les deux majeures, on va dire) soient à Rennes, à
six mois d'intervalle. Enfin moi (nous) ça nous arrange,
c'est pas comme si on aimait pas cette ville, et c'est pas comme si
on se trouvait dépourvu quand y débarquait. Je
continue à ressentir un attachement particulier, et
renouvellé, à cette ville, à ses
protagonistes, à ses histoires. En bref, je m'y sens bien
(enfin au moins pour quelques jours hein, après je sais
pas).
Ça fait une bonne coupure, pas des vacances non plus, mais
un peu d'air, un peu de changement, qui remotive et remet sur des
rails. En bref, qui fait bouger.
Corsac
@
23:56:34
mercredi 26 novembre 2008 (1 post)
Bonne fête Delphine \o/
Corsac
@
22:08:02
jeudi 20 novembre 2008 (1 post)
Ce soir, je rentrais par le RER B, je change à Gare du
Nord, et comme il n'y a personne dans le changement vers la 5, je
me dis que le métro précédent est passé
depuis longtemps, et donc que le métro suivant ne va pas
tarder. Je me dépêche un peu pour éviter le
traditionnel flux de personnes inévitable lors de
l'arrivée du métro, mais me rend compte qu'en fait il
y a déjà un métro à quai. Comme il n'y
avait personne dans le changement, c'est que le métro est
là depuis longtemps, donc problème. Un peu relou
là, déjà le RER était au ralenti (et
accident grave de voyageur sur la A, comme hier et lundi,
sans parler de celui d'hier sur le B, sale semaine…). Je
prend mon mal en patience, et rapidement en fait la conductrice
indique que le métro va repartir. Mais il est
déjà bien blindé, donc je me dis que je
prendrais le suivant. Mais la conductrice regarde les quelques
personnes en tête du quai, et propose de les prendre dans la
cabine, vu qu'elle a un peu de place. J'ai qu'une seule station
à faire, mais l'occasion est trop belle, alors je monte.
Ça doit faire genre 10 ou 15 ans que je suis pas
monté dans une cabine de conducteur de métro.
C'était déjà sur la 5 à
l'époque, et les métros n'ont pas changé. Je
me sens pas perdu, j'ai l'impression de reconnaître,
même, en fait. Sauf que évidemment, je contemple
ça de beaucoup plus haut que la dernière fois.
Ça n'a pas duré longtemps, mais c'était une
vraie petite Madeleine de Proust, pour le coup. Une bouffée
de passée, très agréable :)
Corsac
@
18:43:06
lundi 17 novembre 2008 (1 post)
Mardi dernier (le 11 novembre donc, ferié s'il en est), on a
eu une coupure de gaz. Enfin disons entre le 10 novembre at
pancakes time, et le 11 novembre at brunch time, c'est pas
très précis. On avait été
prévenu il y a de cela quelques semaines qu'on allait avoir
des travaux sur les colonnes de gaz pendant les deux
premières semaines de novembre et que les coupures seraient
annoncées 72 h à l'avance. On s'est donc dit que
ça devait être ça, on a juste un peu
râlé pour le principe, parce que les 72 h on s'est
assis dessus, et pis que couper le gaz le weekend du 11 novembre
c'est quand même un peu pas très gentil. Mais bon, on
se débrouille (heureusement) le gaz ne sert « que
» pour la cuisine, on peut quand même se
chauffer.
Mercredi 12 novembre, toujours rien, y'a rien d'affiché dans
l'immeuble, et on se rend compte que dans les escaliers les petites
trappes pour accéder aux robinets de gaz sont ouvertes et
que le gaz lui, est fermé à cet endroit là, ce
qui est nouveau. On fini par croiser une voisine qui nous dit qu'il
y a eu un incident dans le quartier et que c'est au moins toute la
rue qui est coupée, et que les gens du gaz sont venus
manuellement fermer le gaz chez tout le monde. Sans prévenir
personne et sans mettre d'affiche ou quoi que ce soit. Mbonh, bref.
On laisse passer le jeudi, le vendredi j'appelle mon agence pour
savoir s'ils y connaissent un peu quelque chose, la réponse
est non, il en savent rien, mais alors rien du tout. Du coup,
arrive le weekend et toujours pas de gaz. Ça commence
à devenir un tantinet lourd là, c'est pas comme si on
s'en servait pas, en fait.
À ce stade là, on recroise la voisine dans
l'après-midi, qui nous dit qu'en fait il faut simplement
appeler le service de dépannage gaz 24/24, leur donner
l'adresse, qu'ils sont au courant et qu'ils passeront rouvrir le
gaz dans les 4 h. Ça fait trop tard pour nous qui ne sommes
pas là de la soirée, mais du coup on les appelle
dimanche à 11 h, le mec est là à 1h et il nous
rouvre le gaz (en donnant simplement un coup de tournevis pour
ouvrir le robinet, évidemment).
J'ai essayé de discuter un peu avec lui, mais je m'y suis
mal pris, il s'est braqué etc., alors qu'il y est pour pas
grand chose.
Mais putain, quand même, c'est hallucinant. GrDF a un
problème le 11 novembre sur un de ses équipements,
ils sont obligés de couper en urgence le gaz à 2500
personnes. Jusqu'ici, rien de choquant, on rigole pas avec ces
choses là. Derrière, ils sont obligés de
passer « à la main » chez ces 2500 personnes,
pour fermer le gaz au compteur, histoire que quand ils rouvrent le
gros robinet, ça pose pas de problème chez les gens
qui auraient laissé le gaz ouvert en se rendant compte que
ça marchait plus, ou bien les veilleuses éteintes des
vieilles chaudières, etc. Jusqu'ici, c'est assez logique,
même si j'avais pas vraiment réflechi à la
question.
Ce qui est inadmissible, je trouve, c'est qu'il n'y ait eu aucune
information, pas la moindre, qui soit arrivée jusqu'à
nous de GrDF. Pas le moindre mot dans la boîte au lettre ou
une affiche en bas de l'escalier. Les infos ont été
grapillées par la voisine auprès des mecs qu'elle a
croisé par hasard. Pas d'avertissement au syndic qui aurait
prévenu les propriétaires qui auraient prévenu
les locataires. Rien de tout ça. La réponse du mec
qui est venu, c'était « fallait appeler le SOS
dépannage gaz dès la constatation de la coupure
». J'ai vainement essayé de parler qualité de
service et autres joyeusetés, mais ça lui passait
clairement au dessus. C'est pas à nous d'aller pêcher
l'information, c'est à eux de nous la transmettre. Alors
sous pretexte que y'a 2500 clients c'est trop long, trop cher
(comme d'habitude, c'est pas trop long quand il s'agit de chercher
des sous, hein…) . Sauf que juste un mot par immeuble disant
que pour rétablir le gaz il faut appeller tel
numéro, ça coûte pas cher (ni en argent ni en
temps) et ça maintient la confiance.
Alors oui c'est sur que tout le monde aurait appelé en
même temps, bah oui. Mais au pire les gens rappeleront.
Bref, la prochaine fois je me pose pas de question, j'appelle et je
râle. J'aime pas ça, mais visiblement c'est ce qu'ils
veulent qu'on fasse.
Corsac
@
10:10:58
jeudi 13 novembre 2008 (1 post)
Alors, pour commencer, c'est rare que je réponde à un meme, surtout quand j'ai des posts en retard, mais bon, on va dire que, hein.
C'est un peu biaisé, dans le sens ou j'écoute plus vraiment de musique sur ordinateur, à part au boulot, et encore. Du coup, y'a pas tout le monde dedans et ça restreint les choix. Pis y'a des troucs que j'écoute plus et tout. Bref, tout ça n'est pas très à jour. Qu'importe, on y va.
Du coup c'est la playlist du boulot, évidemment.
1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Roger Waters − The happiest days of our lives (In the flesh)
Les coincidences commencent…
2. Comment les autres vous voient ?
Massive Attack − Small time shot away (100th Window)
3. Quelle est l’histoire de votre vie ?
Enigma − In the shadow, in the light (Voyageur)
4. Quelle chanson pour votre enterrement ?
Pink Floyd − The post war dream (Final Cut)
5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ?
Tangerine Dream − Invisible Limits (Stratosfear)
6. Comment être encore plus heureux dans la vie ?
Mes Souliers Sont Rouges − Petite Galiote (5)
7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ?
Matmatah − An Den Coz (La Ouache)
(alors là vraiment je vois pas)
8. Pour décrire ce qui vous ravit ?
Peter Gabriel − Of these, hope (Passion, OST from Last temptation of Christ)
Pas mal, j'avoue…
9. Votre boulot pour vous c’est ?
Genesis − Watcher of the skies (Genesis Live)
10. Que devriez-vous dire à votre Boss ?
Peter Gabriel − We do what we're told (So)
Bien joué là, j'avoue. Même si trois de suite ça fait beaucoup
11. Pour vous l’amour c’est ?
Blonde Redhead − Harmony (La mia vita violenta)
Héhé, bien vu
12. Pour vous la sexualité ça doit être ?
Adult − Seal me in (Gimme trouble)
13. Bloguer, pour vous c’est ?
Pink Floyd − Brain Damage (Dark side of the Moon)
Celui là aussi il est plutôt pas mal.
Par contre, j'ai la flemme de commenter vraiment. Déjà qjue j'ai pas vraiment le temps de faire mes vrais posts, ça serait pas gentil de passer plus de temps sur un poste qui est vraiment pas de moi :)
Corsac
@
23:34:53
dimanche 26 octobre 2008 (1 post)
Ce mois-ci, Éric Besson (secrétaire d'état chargé de la
Prospective et de l'évaluation des politiques publiques, et chargé
du développement de l'économie numérique) a rendu son
Plan de développement de l'économie numérique qui,
comme son nom l'indique, doit permettre à la France de
moderniser son économie numérique à l'horizon 2012.
Les grosses problématiques abordées dans le document sont, en
vrac et non exhaustivement :
- internet haut et très haut débit ;
- internet mobile ;
- audiovisuel numérique ;
- industrie.
C'est un plan qui en gros est chargé de secouer un peu le
secteur du numérique en France, et de lui (re)donner
une position de leader européen. Mas o menos. Au final, le
total (80 pages tout de même) est relativement confus, et on sent
que sur la fin il y a eu quelques problèmes de relectures. Au fil
de ma lecture, j'ai relevé quelques trucs un peu wtf et
j'ai fait quelques observations personnelles, que je ne résiste pas
à livrer, pèle-mèle.
- 1.1 Généraliser l'accès à l'Internet haut débit
fixe
Ces chiffres méritent cependant d’être
relativisés : la France arrive en onzième position dans le monde,
les pays les plus connectés conservant une large avance. Le taux de
pénétration du haut débit atteint 93 % en Corée du
Sud, 76 % à Hong-Kong, ou encore 65 % au Canada. De plus, alors que
le haut débit poursuit sa progression dans le monde, la croissance
française tend à ralentir. Le nombre d’abonnés a progressé de 20 %
en 2007, contre
30 % en 2006 et 50 % en 2005.
Je trouve les pays de la liste relativement bizarrement
choisis. Peut être qu'il s'agit tout simplement des plus forts taux
de pénétration, mais je doute qu'on puisse vraiment rapprocher la
Corée du Sud et le Canada, niveau densité de population.
- 1.5 Faire de la France l'un des leaders en matière de haut
débit fixe
Une obligation de mutualisation des réseaux à
très haut débit a été définie, en un point de raccordement
facilement accessible pour les opérateurs tiers. Par ailleurs, les
différentes infrastructures (réseaux câblés, électriques, de
distribution d’eau ou d’assainissement) devront être utilisées pour
le déploiement du très haut débit.
Je me demande un peu ce qu'ils appellent « un point de
raccordement facilement accessible », en l'occurrence, vu que c'est
un des gros points de conflit entre les opérateurs (Orange/SFR d'un
côté, Free de l'autre). Bon évidemment c'était ptet délicat de
trancher directement dans le document, mais ça fait un peu bottage
en touche.
Par exemple, l’utilisation de réseaux
électriques aériens pour déployer la fibre optique permettrait de
diviser par deux le coût de déploiement, sous réserve de
faisabilité technique (résistance mécanique des appuis,
disponibilité sur les poteaux...). En effet, les travaux de génie
civil, lors de la création d’une tranchée et de la pose de
fourreaux, peuvent représenter jusqu’aux deux tiers du coût de pose
d’un réseau enfoui de fibre optique.
Ce qui est assez ironique, c'est que pendant des années, on a
essayé de se débarasser des lignes électriques et téléphoniques
aériennes, y compris dans les coins reculés. Parce que c'est aussi
souvent les coins reculés qui sont les plus jolis, et qu'on fait
difficilement plus laid que des lignes aériennes. Sauf que, c'est
sur, ça coûte moins cher que de les enterrer. Je me demande un peu
combien d'enfouissement de lignes y'a eu ces dernières années.
Enfin, heureusement, a priori ils proposent pas de
remettre des lignes aériennes là où elles ont été
enlevées.
- 2.1 Améliorer la diffusion des contenus cinématographiques,
audiovisuels et musicaux
Notamment, les filières du cinéma et de
l’audiovisuel se sont engagées à raccourcir très sensiblement la
durée des “fenêtres” de la chronologie des médias, et les maisons
de production phonographique se sont engagées à retirer l’ensemble
des DRM/MTP “bloquants” des productions françaises. Le calendrier
de mise en œuvre de ces engagements s’articule autour de la date de
lancement effectif du mécanisme de prévention et de lutte contre le
piratage des contenus prévu par le projet de loi “Création et
Internet”, déposé sur le bureau du Sénat le 18 juin 2008.
Comme on avait cru comprendre, c'est de l'intéropérabilité sous
réserve que la loi HADOPI / Création et Internet
passe. Merci.
- 2.5 Sécuriser la diffusion de l'écrit et le développement de la
presse
Action n°52 : Organiser une réflexion
interprofessionnelle pour définir les conditions d’une
interopérabilité des contenus numériques (formats et gestion de
droits).
Promouvoir notamment le partage des métadonnées descriptives des
ouvrages numériques, en vue de l’établissement d’une base unique
d’identifiants des œuvres.
Ça c'est bien joué. Les entreprises se sont complètement
laissées avoir au niveau de la musique, ils ont rien vu venir, et
du coup ils sont débordé et ils ont souvent fait n'importe quoi,
niveau DRM & co. Pour les bouquins, ils veulent pas
recommencer, du coup ils prennent le problème en amont. Je sais pas
si y'aura le même genre de soucis qu'avec la musique et les films,
mais c'est effectivement bien vu de s'en occuper avant. Je sais pas
très bien si les principes d'intéropérabilités pour les contenus
comme pour la gestion des droits sera retenue, et si c'est pas
juste de belles paroles maintenant (j'ai un peu tendance à me
méfier, soit), mais sur le principe au moins, c'est bien d'en
parler.
- 2.7 Développer le secteur du logiciel
Celui là c'est un bon WTF?!. À la fin de la page 43, on
peut lire :
Le logiciel libre représente un potentiel
économique et industriel considérable. La France dispose dans ce
domaine d'atouts reconnus aux niveaux européen et international.
Une étude publiée par la Commission
européenne en 2007 montre que les services liés à l'open source
devraient représenter 32% de l'ensemble des services liés à
l'informatique en Europe. Dans le secteur privé, plus de 40% des
entreprises européennes ont
adopté des logiciels libres. La France et l'Europe occupent des
positions de leaders en matière de collaboration globale entre
développeurs, notamment via des réseaux de PME. Plus de 50% des
développeurs de logiciel libre
actifs dans le monde se situent en Europe.
J'étais content de lire ça, et de voir que à des niveaux
relativement élevés, certains se préoccupaient de ça. Et qu'ils
avaient visiblement poussé un peu leurs recherches, et ça augurait
bien de la suite, niveau accompagnement de boîtes de logiciel libre
etc. J'attendais des mesures particulière, des priorités, ce genre
de chose. Voire à insister sur une participation de l'état (qui
utilise et développe ou contribue à, une quantité relativement
importante de logiciel libre). Donc je tourne la page, et le début
de la suivante commence par :
Poursuivant le même souci de transparence
vis-à-vis du consommateur que celui exprimé au sujet de la
rémunération pour copie privée, lors de l’achat d’un ordinateur, la
part relative du matériel et du logiciel devraient pouvoir être
affichées dans le prix d’achat.
S'ensuivent deux Actions pour promouvoir l'affichage
séparé du hard et du soft, et autoriser la vente découplée d'un
ordinateur et du système d'exploitation.
C'est très bien, on attendait ça depuis longtemps. Juste, heu,
qu'est ce que ça vient foutre là, sérieusement ? C'est pas
exactement le genre de trucs auxquels je m'attendais dans un grand
plan de développement de l'économie numérique. J'veux
dire, ça aurait déjà du être fait depuis longtemps, et dans le
genre ambitieux, on peut repasser quoi, comme plan de
développement. Et, en gros, y'a que ça sur le logiciel libre. Je
subodorre que y'a toute une partie qui a du être zappée, parce que
ça prenait trop de place ou bien que quelqu'un s'est dit que le
libre c'était has-been, ou je sais pas trop quoi. C'est quand même
bien qu'au final ils aient laissé le truc sur les ventes
découplées, en fait. Ça fait lot de consolation.
- 3.4 Accroître les usages du numérique dans l'enseignement
scolaire
Le taux d'équipement des écoles reste
insuffisant. Au niveau de l'enseignement primaire, le taux
d'équipement en France (8 ordinateurs pour 100
élèves) est beaucoup plus faible que celui d’autres pays
européens comme la Grande-Bretagne (16/100), l’Allemagne (11/100),
la Norvège (18/100), le Danemark (19/100), la Suède (15/100), ou la
Finlande (13/100). Fort de ce constat, l’un des objectifs est de
favoriser une politique en faveur de des écoles primaires pour
l’insertion aux TIC dès le plus jeune âge. L’objectif est de
prolonger l’effort d’équipement pour parvenir à un
ordinateur pour 10 écoliers en moyenne d’ici à
2010.
(la mise en gras est rajoutée par mes soins)
Alors, je veux bien être nul en maths, mais, heu, 8 ordinateurs
pour 100 élèves et 1 ordinateur pour 10 élèves, ça me semble pas
très éloigné. Voyons voir, une rapide règle de trois : 1 ordinateur
pour 10 élèves, si je multiplie les deux par 10 ça nous donne,
mhhh, 10 ordinateurs pour 100 élèves. Woooh, quelle ambition !
Passer de 8 à 10 ordinateurs par élèves d'ici 2010. Ah oui non
sérieux il nous fallait un plan de développement de l'économie
numérique pour ça là. Et c'est sur que c'est comme ça qu'on va
rejoindre les taux d'équipement des autres pays européens.
*soupir*
- 3.5 Bâtir l'université numérique
Action n°95 : 100 % des documents pédagogiques
numérisés pour 100 % des étudiants.
- Développer les dispositifs d’enregistrement vidéo, de
production automatisée et de mise à disposition de tous les cours
en format podcast
- Automatiser la production et la mise à disposition des
polycopiés, documents et méthodes de travail, plans de cours,
banques d’exercices, sous format numérique dans
les ENT.
La mise en gras est encore de moi. Il m'aurait semblé intéressant
de préciser des
formats ouverts pour le coup. Je pense pas
que ça sorte vraiment des buts et attributions du document, et ça
aurait montré qu'ils s'en préoccupaient. Surtout que, à d'autres
endroits, c'est précisé.
- Soutenir la mutualisation du
développement et de la diffusion d’une offre de ressources
pédagogiques validées (UNT) et rendre visible nationalement et
internationalement ce patrimoine pédagogique des établissements au
travers du portail des UNT, en liaison avec le site Canal U.
- Développer une offre de contenus et de services annexes de
type presse d’information générale ou spécialisée accessible
gratuitement par les professeurs et les étudiants.
- Promouvoir des méthodes pédagogiques innovantes utilisant
le numérique, comme le travail de groupe en réseau via des
blogs et wiki.
Moui, j'avoue que ça fait un peu câlage de buzzword web 2.0 au
milieu du truc là. Je ne nie pas (totalement) la valeur pédagogique
des blogs et des wiki, mais, hmhm, je demande à voir quoi.
- 3.7 Accélérer la compétitivité et la croissance des entreprises
par le numérique
Les entreprises françaises
investissent ainsi deux fois moins dans les TIC que leurs
homologues aux États-Unis et ce retard d’investissement a créé
depuis une vingtaine d’années un écart de croissance entre les
économies européenne et américaine d’un demi-point
annuel de PIB.
Mhmh, là ça fait un peu confusion là quand même. Ou alors fallait
juste câler les données qu'il avaient sous le coude.
- 3.10 Développer l'administration électronique
Action n°120 : Lancer un plan stratégique de
l’administration électronique avant la fin de l’année 2008.
Ce plan comportera deux volets principaux, l’un sur la
modernisation de la gouvernance et le second sur la mise en œuvre
de services
dédiés aux usagers et aux entreprises. La DGME animera les travaux
interministériels de conception de ce plan qui devra veiller
à
favoriser les actions suivantes :
- Dématérialiser les échanges de bout en bout.
- Dématérialiser les échanges entre l’administration et les
entreprises.
- Dématérialiser les échanges entre l’administration et les
usagers.
- Prévoir et assurer l’archivage électronique des données et
documents numériques.
- Faciliter l’accès aux services de l’usager.
- Assurer l’interopérabilité entre administrations.
- Assurer l’accessibilité des sites de
l’administration.
L'archivage électronique des données ainsi que
l'intéropérabilité entre administrations (mais pas avec l'usager ?)
me semblent des bon candidates pour les formats ouverts. Voire, ça
paraîtrait naturel, mais, non, même pas la moindre mention.
Dommage.
De même, un peu après :
Action n°124 : Prévoir et assurer l’archivage
électronique des données et documents numériques.
- Déterminer en coopération avec l’administration des
archives compétente, dès la conception ou le choix d’un système
d’information, le cycle de vie des données et documents qui seront
traités par ce système.
- Élaborer des politiques d’archivage avant toute mise
en œuvre d’un système d’archivage numérique sécurisé.
Là encore, rien concernant les formats ouverts.
Par contre, concernant les sites publics :
Le Gouvernement veillera également à assurer
l’interopérabilité entre les services des administrations
françaises et l’accessibilité des sites publics. À ce titre, il
conviendra de publier et de veiller à l’application d’une première
version du Référentiel général d’interopérabilité (RGI) et du
Référentiel général d’accessibilité des administrations.
Au moins, vis à vis des usagers, même si c'est pas défini plus
haut, au niveau des sites le RGI devrait être respecté. Et lui il
devrait un minimum s'engager à utiliser des formats ouverts. Après,
à voir si ça sera ODF ou bien OpenXML, j'avoue que j'ai un peu
laché l'affaire ces derniers temps.
Action n°126 : Assurer l’interopérabilité entre
administrations.
- Publier et veiller à l’application d’une première
version du Référentiel Général d’Interopérabilité (RGI) d’ici à la
fin de l’année.
- L’ensemble des sites de communication de l’administration
devra être accessible en langage xml pour des raisons
d’interopérabilité d’ici à 2010.
- Ouvrir l’accès au site “connexion” de
l’administration aux collectivités territoriales d’ici le début de
l’année 2009.
Je trouve ça bien de préciser langage XML. Bon c'est un
peu entrer dans des précisions techniques pas forcément utiles dans
ce genre de document, et je suis pas forcément un fan du XML, mais
bon ça veut dire qu'on peut espérer ne peut se retrouver avec des
formats d'échanges qui ressemblent à rien. Enfin plus exactement,
on pourra se référer à ça quand il faudra justifier qu'on veut pas
de leur format pourri et qu'on préférerait du XML pourri.
- 3.12 Déployer les TIC au service de la santé et du bien
être
Action n°132 : Mettre en place à l’horizon 2012
un service de dossier médical personnel.
- Définir les formats interopérables des données et des
métadonnées de santé.
Bon, c'est pas encore « ouvert » mais c'est au moins interopérable,
là encore.
- 3.13 Recourir au numérique pour accélérer la mutation
environnementale de la société
Les systèmes électroniques, ordinateurs,
téléphones portables, consomment de plus en plus d’énergie et
contribuent actuellement à environ 2 % de nos émissions de gaz à
effet de serre, soit autant que le secteur du transport
aérien.
Je sais pas très bien d'où sortent les chiffres, mais je trouve ça
vraiment impressionnant.
- 4.6 Faire émerger une gouvernance européenne
et internationale de l’Internet
Aujourd’hui l’Internet est à un tournant de son
histoire : plus de 1,3 milliard de personnes sont connectées. 2,5
milliards devraient l’être dans cinq ans. La Chine comptera alors
plus d’internautes que les États-Unis et l’Union européenne réunis.
En janvier 2008, 85 % des adresses Internet
disponibles22 avaient déjà été attribuées. D’ici à 2010,
les adresses Internet IPv4 seront épuisées. La croissance
d’Internet ne sera donc possible et profitable à tous que si le
nombre d’adresses disponibles est largement accrû et que d’autres
langues sont reconnues dans l’espace des noms de domaine et sur le
web.
Face à la pénurie annoncée des adresses
Internet IPv4, une action concertée est indispensable pour déployer
la technologie IPv6 (Internet Protocol version 6) qui permettra
d’augmenter de manière quasi illimitée23 ce nombre
d’adresses. Cette technologie favorisera l’apparition
d’applications Internet innovantes, notamment celles qui
nécessitent de mettre en réseau un très grand nombre d’appareil
simples. À titre d’exemple, la gestion de l’éclairage public et des
bâtiments intelligents pourrait en être améliorée, et l’Internet
pourrait servir à connecter entre eux, à peu de frais et de manière
fiable, des capteurs sans fil intégrés à des appareils domestiques.
Le déploiement d’IPv6 est inévitable. Il a cependant pris du retard
car les acteurs industriels n’en tirent pas un bénéfice immédiat.
Son coût pourra être maîtrisé à condition qu’il soit progressif et
planifié. Il est recommandé d’introduire IPv6 étape par étape,
notamment à l’occasion de mises à jour de logiciels et
d’équipements, de changements dans l’organisation et de mesures de
formation (qui peuvent sembler sans rapport avec IPv6 a priori).
Les coûts seront nettement plus élevés si IPv6 est déployé en tant
que projet distinct et avec des contraintes de temps. Les
gouvernements européens ont donc un rôle important à jouer en
encourageant tous les acteurs à accélérer la migration vers IPv6
pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté Internet. Lors
d’une consultation publique de la Commission européenne en février
2006, l’utilisation des marchés publics a été retenue en tant que
moyen efficace d’accélérer la transition vers IPv6. Ainsi, le
gouvernement des États-Unis a-t-il imposé en 2005 à toutes les
agences gouvernementales fédérales de faire migrer leurs dorsales
principales vers IPv6 avant mi-2008.
Alors là, je trouve ça très fort. Je sais pas à qui on le doit,
mais caler la migration IPv6 là dedans, bravo. Pour le coup, oui,
c'est encore du technique, mais ça va carrément être un truc
important d'ici à 2012, et s'en préoccuper (enfin), ouf quoi.
Par contre, les deux footnotes ils ont du zapper un truc :
22 Ce nombre est de 4 × 109.
23 Ce nombre est de 3,4 × 1038.
Je pense qu'ils ont du oublier un tout petit truc. Genre dans les
polices. Parce que IPv4 les IPs sont sur 32 bits, soit
2
32 adresses, ce qui équivaut à 4,3×10
9. Et
que les IPv6 sont sur 128 bits, soit 2
128 adresses, ou
encore 3,4×10
38. Ça fait un peu mauvais genre quand
même…
Une faille de sécurité sans précédent portant
sur le cœur même de l’architecture d’Internet a été découverte par
hasard au début de l’année 2008. Cette brèche aurait pu constituer
une atteinte importante à la sécurité de tous les sites et des
données échangées sur Internet. Des escrocs auraient pu par exemple
envoyer les internautes vers de faux sites de banques pour
récupérer leur numéro de carte bancaire. Les géants américains de
l’informatique se sont réunis dans le plus grand secret pour parer
à cette importante faille de sécurité qui n’a finalement été rendue
publique qu’en juillet 2008. À lui seul, cet événement révèle non
seulement que les attaques informatiques constituent une réelle
menace mais aussi que l’Europe n’a pas encore investi ce sujet.
Internet ne connaissant pas de frontières, une coopération
internationale, notamment avec les partenaires européens de la
France, est nécessaire pour assurer la stabilité et la sécurité du
réseau
On dit un grand merci à Dan Kaminsky pour cette prise de conscience
!
Au final, et dans l'ensemble, je trouve que le document est
confus et manque de cohérence. Il a sans doute (forcément, et fort
heureusement) été écrit à plusieurs mains, mais du coup il manque
d'une relecture globale. Je sais qu'un document de ce genre, qui a
vécu plusieurs mois avant d'être publié, les auteurs n'en peuvent
plus et ne voient plus ce genre de détails, mais tout de même, je
trouve ça dommage, surtout si c'est un document qui se veut un
document d'envergure et qui n'a pas vocation à être enterré sous un
tapis.
Concernant les problématiques des formats ouverts, ça m'aurait
semblé intéressant de dire, quelque part en haut du document, que
tous les documents électroniques dont il serait question plus loin
devraient être sous forme de format ouverts, ça aurait simplifié
les choses et donner une cohérence globale.
Mais sur le principe, ça me paraît être une bonne idée ce genre
de plan, y'a clairement des choses à faire, et avoir une vision à
long terme ne peut nuire à personne.
Corsac
@
17:36:50
jeudi 18 septembre 2008 (1 post)
Mpf. Un rêve très agréable, à base de grand jeu surprise
anniversairesque. Des étapes, des épreuves, il fallait aller d'un
lieu à l'autre. Sauf que, à la fin d'une étape, juste après avoir
trouvé où il fallait que je me rende pour la suivante, je me rend
compte que je ne retrouve plus l'adresse en question. Et
malheureusement, impossible de remettre la main dessus ni d'appeler
quelqu'un au secours, je suis coincé. Pourtant ça a l'air vachement
bien et tout, mais je peux pas avancer !
Ça me perturbe suffisament pour me réveiller à moitié. Sauf que,
dans l'histoire, c'était quand même juste qu'un rêve, tout de même.
Et donc que j'ai aucun moyen de me forcer à le continuer.
Du coup, misère, j'ai pas pu aller plus loin dans mon périple.
Il s'est arrêté là, et je saurai jamais ce que ce grand jeu me
réservais. Pourtant il me semble avoir pu jeter un œil à
l'enveloppe de secours, et d'avoir vu que ça descendait jusqu'à
Lyon, puis Aujac. Ça avait l'air vraiment cool, mais non !
Corsac
@
07:45:22
vendredi 12 septembre 2008 (2 posts)
Précisément, 887, 4, 23, 37.
C'est cool 887 c'est premier, en plus.
887 jours, 4 heures, 23 minutes et 37 secondes (on va dire
hein), c'est le temps qui sépare ces deux photos :


Presque deux ans et demi de photos, et 9999 appuis sur le
déclencheur. Ça fait quand même beaucoup, quand on y réflechi.
Genre plus de 10 photos par jour en moyenne. Cela dit, c'est
surtout par à-coups, quand on y pense, voire par rafales. Genre à
coup de 300 photos dans un weekend, puis rien pendant un mois (un
peu comme les posts d'ailleurs).
Bref, je me demandais si, par hasard, il allait passer à 10000,
10001 etc., mais non, il recommence à zéro. Ça fait tout bizarre,
j'ai l'impression de me retrouver « jeune » !
Corsac
@
17:49:56
Évidemment, les vacances c'est pas éternel, il a bien fallu
revenir. Celà dit, on a bien « utilisé » notre temps je trouve. On
a fait un gros saut de Paris à Pradelles (train de Paris à
Clermont-Ferrand, train de Clermont à Langogne, pieds de Langogne à
Pradelles), mais ensuite c'était de saut de puce en saut de
puce.
On a commencé par marcher, de Pradelles à Cheylard l'Évêque. 22
km sur le Stevenson, mais en fait c'était un peu trop pour
commencer. Faut dire que, juste la veille, on avait finalement
décider de prendre les duvets et la tente, et des affaires pour
deux semaines de vacances, ce qui est forcément un peu plus lourd
que juste des affaires pour marcher pendant quatre jours et dormir
dans des gîtes. Du coup, première étape un peu trop dure, et le
lendemain, la remontée depuis Cheylard (qui se trouve dans un trou)
a été sanglante. Du coup, on s'est reposé un peu, et on a continué
nos sauts de puce, un jour en minibus, pour rejoindre la Bastide
(où on a passé une nuit au gîte de l'Étoile, de M.Papadimitriou, il est
immanquable, et vraiment recommandable, pour le coup). Puis nouveau
saut de puce jusqu'a Villefort, cette fois en train, sur la ligne
du Cévenol. Une seule station, pleins de tunnels, et des endroits
de rêve, inaccessibles sauf en train, ou à pied à travers les
champs et les bois.
Saut de puce encore à Genolhac, saut de puce jusqu'à Aujac, saut
de puce jusqu'à Alès, jusqu'à Anduze, jusqu'à Nîmes.
À droite, à gauche, sans se presser, juste pour profiter. À
pied, en voiture, en train, suivant ce qui se présentait. En
prenant beaucoup les transports en commun. C'était agréable aussi
de pouvoir se débrouiller toujours « par soi même », et de pas
dépendre des autres. Pouvoir décider d'aller ici ou là, et se
débrouiller pour que ça marche. Profiter des occasions offertes
quand elles se présentent, mais ne pas en dépendre. Improviser, au
fur et à mesure.
C'est pas forcément quelque chose qu'on refera souvent, ça a du
bon de s'y prendre un tantinet plus à l'avance, mais c'était
vraiment une bonne expérience.
Et pis, on a découvert pleins de coins sympa, l'ambiance des
tables d'hôtes de marcheurs, les moments où à une table sur 6
couples qui ne se connaissent pas, on retrouve une connaissance
commune (ma tante), les déjeuners seuls (ou presque) au bord de
l'eau, les petits restaurants adorables (Simple Douceur, à
Nîmes. Si vous êtes dans le coin, allez-y. Vraiment. Je trouve pas
de lien, mais si je me souviens bien (j'ai pas la carte sur moi)
c'est Passage du Vieux Nîmes, un truc du genre). Je sais
qu'on peut pas faire vivre un restaurant juste avec un conseil sur
un blog, mais là, vraiment, c'est ce qu'on aurait envie de faire,
pourtant. C'était délicieux, agréable, calme, parfait.
Vraiment.
On a profité aussi du vendredi pour (quand même) se faire un
ciné. Et réussir à trouver un ciné en VO (joie) avec une seule
bande annonce et pas de pub avant le film (double joie).
Des vacances vraiment reposantes, vraiment agréable, miam. (mais
la prochaine fois on préparera un peu plus quand même)
Corsac
@
11:01:56
mardi 05 août 2008 (1 post)
Ça fait deux fois en quelques jours que je suis (relativement)
choqué par certaines pratiques commerciales, qui arrivent quand
même sans doute relativement souvent.
La première, c'était ce weekend, dans un magasin aux Halles (on
va dire que je vais pas citer de nom, je pense pas que ce soit
important dans l'histoire), on était proches de la fermeture, il y
avait peu de monde à la caisse (grand chassé-croisé oblige), bref
c'était cool. La personne devant nous est en train de payer quand
on arrive, y'a l'air d'avoir une ambiance un peu électrique, mais
elle part avant qu'on ait vraiment le temps de réaliser ce qu'il se
passe. Mais alors, le caissier l'hôte de caisse
nous prend à partie à propos de la monnaie, et du client d'avant.
Sans avoir vraiment tout suvi, il semblerait que la personne
d'avant n'avait qu'un gros billet pour payer, que la caisse était
pauvre en monnaie et que ça en ait fait tout une histoire. Et donc,
l'hôte nous prend à partie pour râler (séverement), avec des mots
très durs. Typiquement que si ça plaît pas aux client ils ont le
droit d'aller voir ailleurs, que lui s'en cogne et que de toute
façon il est même pas obligé d'accepter leur monnaie s'ils ne font
pas l'appoint.
Je suis resté assez septique sur ce coup là, mais j'ai rien dit,
j'avais vraiment pas envie de m'embrouiller avec quelqu'un sur un
trouc qui me concernait même pas. Par contre j'ai été vérifier
après, et effectivement il avait raison, l'article L112-5 du Code Monétaire et Financier
est très clair là dessus :
En cas de paiement en billets et pièces, il
appartient au débiteur de faire l'appoint.
C'est surprenant, dans le sens où j'aurais pensé que le droit
serait plus favorable au client qu'au vendeur, mais visiblement
c'est pas le cas. Il y a peut être de très bonnes raisons (en
particulier éviter que le vendeur se fasse harceler avec des tas de
paiements farfelus, type billets de 500 € et autres) mais ça reste
néanmoins désagréable.
L'autre coup, c'était hier soir. La flemme aidant, et la
relative vacuité des placards et du frigos étant incompatible avec
notre faim, on décide de se lancer dans une commande de pizza. La
commande elle même se passe bien (à part qu'ils nous confirment
même pas adresse et code, ni ne nous donnent une ETA). On attend un
petit peu, on s'impatiente un petit peu aussi, mais comme on sait
pas quand ils sont sensés arriver, on prend notre mal en patience.
Arrive enfin le livreur (essoufflé comme il se doit, les 5 étages
c'est pas drôle pour eux :) ), il est adorable (non vraiment,on
remarque pas spécialement toujours les livreurs de pizzas, ils ont
tendance à rester relativement flous et anonymes, celui-ci avait
vraiment un air sympathique). On échange le chèque contre les
pizzas, et il redescend. À ce moment, on ouvre les pizzas, qui ne
sont absolument pas celles qu'on avait commandé. Je descend en
vitesse mais trop tard, il est déjà reparti. S'ensuit un coup de
fil au magasin, qui avait déjà reçu un coup de fil des
destinataires de nos pizzas (qui avaient été livrés (nos pizzas)
juste avant nous). Bref je la fais courte, mais en gros le livreur
est revenu chez nous reprendre les pizzas, les déposer chez les
autres, reprendre nos pizzas chez eux, et les déposer chez
nous.
Du coup au final, on se retrouve avec des pizzas limite froide,
au bout de deux fois plus de temps, et on sait pas franchement ce
qui est arrivé aux pizzas non plus. On s'est pas trop posé de
questions, on est pas du genre, mais clairement pendant que leurs
pizzas étaient ici on aurait pu y toucher, et vice versa. Je trouve
pas ça spécialement bien de la part du magasin ou du livreur
d'avoir fait un switch. Ils ont (évidemment, dirais-je)
fait un geste commercial, mais tout de même, hygiéniquement
parlant, ça me paraît vraiment limite.
Dans les deux cas y'a pas mort d'homme, c'est clair, Juste de
quoi déranger un peu. (et alimenter un post (ils sont rares,
cela-dit)) (et sans doute une cohorte de discussions) (et au moins
je saurais qu'il vaut effectivement mieux avoir l'appoint).
Corsac
@
08:45:44
jeudi 31 juillet 2008 (1 post)
Let's get soft airguns and rob a fucking bank
Run away to Vegas or get married in a tank
Let's go completely mad, pretend we've gone insane
Feel with our souls for once and disconnect our brains
Weird desire to set this god damned place on fire,
To rip all of my clothes right here,
To let you know I'm sincere
Let's do something totally outrageous and bizarre
Have sex on a table in the middle of a bar
Release the frustration we're stashing up inside
Give in to our temptation, put common sense aside
Weird desire to set this god damned place on fire,
To rip all of my clothes right here,
To let you know I'm sincere
Let's live each and every day as if it were our last
We ain't got no future! We ain't got no past!
To hell with all restrictions, go on fuck the rules
Play it like it's fiction and play it really cool
Alice in Videoland - Weird Desire
Corsac
@
08:45:52
mercredi 16 juillet 2008 (1 post)
Avec de la musique forte, des plans qui durent pas plus de 5
secondes, et une histoire qui tient à peine debout, même selon les
critères de l'été, on pourrait dire que c'est nul.
D'ailleurs, je pense qu'on aurait tort de se priver,
objectivement c'est pas très réussi. Sauf que, tout de même, moi
j'ai quand même passé un bon moment. C'est peut être lié au fait
que, subjectivement, je m'attendais pas vraiment à un grand film,
et que pour le coup j'ai pas vraiment été déçu, voire c'est
exactement ce à quoi je m'attendais. Ça bouge (beaucoup), c'est
rhythmé, on pardonne les incohérences parce que sinon on irait pas
voir le film, à la base.
Bref, ne soyez pas surpris, y'a pas de raisons.
Corsac
@
22:36:19
mardi 08 juillet 2008 (1 post)
Ces temps ci, nos weekends sont, comme qui dirait, un tantinet
chargés. Voire, on en a pas vraiment de libres avant fin juillet,
on dirait. Et ce sans parler des semaines qui sont, niveau boulot,
parfois relativement chargées aussi. Le weekend dernier, c'était le
mariage de Sabine. Un temps superbe, une
maison adorable, et une mariée les deux à la fois (le marié était
pas mal non plus hein). Peu de sommeil ce weekend là, entre le
départ tôt le samedi matin, la fête du samedi soir et le retour en
TGV de nuit du dimanche. Bref, arrivée dans la semaine un peu sur
les rotules, mais on avait un peu des étoiles dans les yeux.
Je suis un peu déçu d'avoir merdé sur mes photos, dont certaines
sont prises en 1600 ISO alors qu'il faisait un grand soleil, ce qui
est tout de même du pur gachis. Mais elles sont pas toutes ratées,
c'est déjà ça. Et ce weekend aura aussi permis de (re)nouer avec
Fatima et Jérôme, ce qui est sommes toutes vraiment bien, vu le
temps qu'on avait laissé passer sans s'apprivoiser. J'espère qu'on
entretiendra ça maintenant, et qu'on laissera pas retomber dans
l'oubli.
Forcément dans un mariage on voit pas grand monde, et encore moins
les mariés, mais dans l'ensemble je m'estime plutôt content, j'ai
réussi à passer pas mal de temps avec Sabine (et ça faisait
longtemps qu'on s'était pas vus, en plus).
Ce weekend ci, l'émotion a en fait commencé vendredi soir, avec le
cinécanal rituel du vendredi. On est allé voir
Bon baisers de
Bruges (
In Bruges), et c'est absolument génial, allez
le voir. Je peux rien en dire sans spoiler et gâcher le plaisir, il
faut se laisser surprendre et emmener par le film, mais vraiment
allez-y, c'est que du bon. D'ailleurs profitez en, vendredi
prochain on est pas là, donc y'a moyen de refaire un cinécanal avec
In Bruges.
Samedi, visite du nouvel appart' de Delf, et prévisions
d'installations, ameublement et tout le tralala. Balade dans le
quartier, découverte et tout ça.
Mais, il faut l'avouer, le gros de l'émotion de ce weekend là,
c'était surtout dimanche. Parce que dimanche (manche) c'était
direction Arras, pour le
Main Square Festival , où
jouaient
Vampire Weekend,
The
Wombats,
The Dø,
Sigur Rós et surtout
Radiohead.
Vampire Weekend j'ai vraiment bien aimé,
The
Wombats c'était un peu chiant,
The Dø relativement
sympa, et
Sigur Rós impressionnant. Mais revenons un
tantinet au début de la journée. Récupération des clés de la grosse
chez les parents, et hop on prend l'autoroute du nord, direction
Arras. On connait absolument pas la ville, mais on réussit
finalement à se garer à genre 500 m de la Grand Place, sur le
parking d'un champion pas encore blindé. Le temps de pique-niquer
sur place et de se boire un petit café dans un troquet, et on
commence à faire la queue, pour la première fois de la journée et
certainement pas la dernière.
La configuration des lieux (sur une place au centre ville d'Arras)
est relativement pratique, ça permet de canaliser la foule sans
trop de problème, les rues sont pas trop étroites et la place est
grande. On arrive sur place une heure avant l'ouverture théorique
du site, mais y'a déjà pas mal la queue, donc on s'enquille, et on
passe assez vite sur la Grand Place. Là, répartis ça et là, des
colonies de toilettes de chantier, des bars, à gauche quelques
gradins pour les vip, et, tout au fond, la scène. Elle parait bien
loin, au fond de la place, mais y'a encore peu de monde, et on se
glisse sans problème juste devant la croix qui sert à la sécurité
et aux cadreurs. On se dégotte même une (1) place accoudé à la
barrière en question. On gardera cette place toute la journée, car
on se rend assez vite compte que même s'il n'est que 15h30 et que
les évènements terminent vers minuit, il vaut mieux rester 8h sur
un bon spot que risquer de le perdre.
Au fur et à mesure du déroulement des concerts, effectivement, la
foule se densifiait. Pendant une pause, Marie s'esquive faire un
tour aux toilettes et chercher à manger. Les queues font plusieurs
dizaines de mètres c'est déjà relativement délicat. Je suis content
d'avoir pris mes précautions avant, mais ça risque de pas durer.
Les gens continuent à s'entasser, et je file juste avant la fin de
Sigur Rós histoire d'éviter l'inévitable file d'attente
devant les chiottes et d'optimiser les 50 minutes qu'il y a avant
Radiohead. Je traverse la foule, en me demandant un peu
comment je vais faire pour le retour, tellement c'est dense. Je me
tape un bon quart d'heure d'attente, mais je m'estime heureux, les
files ne font que s'allonger. Et là commence le dur voyage de
retour.
Radiohead est encore dans une demie-heure, mais la
place est noire de monde (il semblerait qu'au final il y ait eu
27 000 personnes). Je commence à me faufiler pour rejoindre
Marie, et les murmures réprobateurs commencent à fuser. J'aurais du
m'en douter à l'aller, c'était pas une bonne idée, mais maintenant
c'est trop tard. Le début de la traversée se passe bien, mais plus
j'avance et plus c'est dur, plus les gens refusent de me laisser
passer, plus je commence à stresser. Marie m'attend là bas, on a
une place absolument privilégiée, je m'en rends compte maintenant.
Et les gens à qui je livre l'excuse (pitoyable) qu'on m'attend plus
loin se font de plus en plus agressifs.
Je sais que clairement, j'ai mal géré la situation, et que
quiconque voit des gens essayer de se faufiler pour passer devant
râlera. Mais là j'avoue que je cherchais pas spécialement à
« resquiller » et j'ai eu un panel de réactions qui m'ont
mis plus mal à l'aise les unes que les autres. En fait le pire
c'est que les gens étaient sans doute très gentils en tant que tel,
mais dans ce genre de situation, les gens ne sont plus vraiment eux
même, je pense. Mais ça laisse vraiment un goût bizarre, vraiment.
Sans même parler du stress de l'obstacle infranchissable pour
rejoindre Marie. Après coup, ça fait (presque) rire, mais sur le
moment j'étais vraiment au bord de la crise d'angoisse et/ou
d'agoraphobie. Voir ce tas de chair humaine, mouvant, ondulant,
entre moi et elle, subir les réflexions des gens, voire les gens
qui t'empêchent volontairement de passer, qui te bloquent en te
disant « non, pas possible », ça m'a vraiment foutu en
vrac. Au prix de quelques détours et de piétinements à répétitions,
d'excuses à pas savoir qu'en faire, j'ai fini par retrouver ma
douce, mais ça m'a marqué pour un bon moment.
Après ces émotions, juste le temps de laisser le cœur se relâcher
un peu, et
Radiohead entre sur scène. Un show
impressionnant, à plus d'un titre. On était vraiment très bien
placés (on le saura), les jeux de lumière étaient superbes.
L'accoustique de la place était plutôt bonne, et pour le coup pas
trop fort (bon après 6h de concert on avait ptet les oreilles usées
aussi). 2h de concert, et une bonne vingtaine de chansons, de tout
à part peut être
Pablo Honey. C'était une grande
expérience, et c'est dur d'en parler, ça se vivait, vraiment.
Et par contre, vraiment, 27 000 personne sur une place comme
ça, c'est une
mauvaise idée. Là on avait pas le
choix, c'était vraiment un des seul concert de
Radiohead
en France, mais je suis pas sur de le refaire, c'est vraiment trop
de la folie. Je suis même étonné que y'ait pas eu plus de casse.
Près de nous, la sécurité pouvait intervenir, puisqu'elle avait la
« croix » à l'intérieur de la foule, qui leur permettait
d'accéder assez rapidement aux gens. Mais 50 m plus loin,
c'était blindé, encore plus de monde, et aucun moyen d'accès. Les
2/3 de la place devaient être comme ça inaccessibles. S'il avait
fait plus chaud, j'imagine même pas la galère au niveau de l'eau,
les mouvements de foule, les gens piétinés. Non vraiment, les
festivals c'est une pure ambiance, mais ça me fait quand même
vraiment peur.
Corsac
@
23:21:30