Echoes Corsac.net - Echoes camshot
jeudi 01 décembre 2005 (1 post)
Oui, y'en a un de temps en temps, désolé hein.

C'était pour dire, je trouve ça impressionnant les gens autour de moi qui comprennent pas que je puisse *préferer* Linux. Enfin plus exactement, préférer Linux à OS X.

À l'époque où j'ai fait mon coming out et que j'ai quasiment arreté d'utiliser windows à part pour jouer, ça commençait presque à devenir "normal". En tout cas dans le milieu où j'évoluais, quand même remplis d'informaticiens (mais pas tous geeks, loin de là). Quand j'ai acheté mon mac, j'ai commencé par tourner sous OSX, mais j'étais déjà nettement habitué à mon Linux, et, finalement, ça me convenait pas.

Maintenant, pas mal de gens autour de moi me regardent bizarrement quand ils voient que j'utilise Linux et pas OSX. Certains même sont à la limite de s'évanouir quand ils voient que j'ai pu ne serait-ce qu'oser installer Linux à côté d'OSX. Certains essayent de me convaincre, et ont l'air intimement persuadés, que "OSX c'est mieux".

De nos jours, c'est clairement hype de cracher sur windows, de dire que ça plante, que c'est lent, lourd etc... Ça choque plus personne. Par contre OS X, ah non là, faut rien dire dessus, c'est tout simplement parfait. L'argument qui revient souvent, c'est "c'est du unix au dessous". Je suis sûr que pas mal de gens qui ressortent l'argument ne s'en servent même pas, de l'unix en dessous, ne savent même pas ce qu'il en est vraiment. Juste, ça fait hype d'avoir de l'unix en dessous. Et ils essayent de me dire que, du moment que y'a de l'unix en dessous, je devrais être content, j'ai à disposition tout ce que j'ai sous Linux, donc je devrais naturellement être sous OSX.

Je parle même pas du concept des logiciels libres et tout, non, même pas. Juste, je suis pas à l'aise sous OSX, j'aime pas spécialement l'interface, et il est pas du tout fait pour être modulaire. C'est un tout, très bien construit soit, mais c'est un tout.
Quand j'ai fait ma transition windows>linux, c'est parce que windows me convenait plus, et j'ai mis un certain temps pour être à l'aise sous Linux, pour trouver mes marques, me construire un environnement de travail sympatique, pour être efficace et tout. Maintenant, je suis bien sur ce système, j'ai pas envie ni besoin d'en changer.

Le fait que ce soit de l'unix en dessous ne me suffit pas, non. Je suis pas habitué aux BSDs, même si c'est ressemblant c'est tout de même pas la même chose. Je retrouve pas tous mes outils, j'aime pas l'interface etc.. Bien sûr, c'est sans doute une question d'habitude, mais, pourquoi changer ? J'ai essayé, ça m'a pas plu, je me plains pas, on va pas en faire tout un plat, ni disserter sur des posts de quatre pages :)

Les prosélytes OSX sont pires que les libristes, j'ai l'impression. Et c'est pas rien...

Corsac@13:18:00 (Echoes)

dimanche 04 décembre 2005 (1 post)
Je pense que tout le monde a déjà au moins fait une fois l'experience d'enlever un bout de sparadrap collé sur une region plus ou moins poilue. Et tout le monde a fait l'experience de se faire enlever le même bout de sparadrap.

Quand c'est à même la peau, à la limite, ça se passe bien, mais dès que y'a un peu de poils, c'est la catastrophe. Même quand on ressent pas la douleur directement, le simple fait de voir et d'entendre les poils s'arracher, de voir les poils tendus quand on écarte le sparadrap, le fait de se poser la question j'y vais d'un coup sec, ou en douceur ?, tout ça...

Alors imaginez la scène. Moi, sur le canapé, Plume sur mes genoux, essayant désesperement de lui enlever le sparadrap qu'elle a entortillé autour de la patte depuis son operation...

Pourtant, elle a été très sage et elle a miaulé qu'à la fin, quand vraiment ca tirait sur les poils. Mais moi, appellez ça de l'empathie ou ce que vous voulez, j'ai souffert du début à la fin.

Corsac@10:07:02 (Echoes)

mardi 06 décembre 2005 (1 post)
Ça me trottine un peu dans la tête depuis dimanche, cette histoire. Un genre de maxime du matin de maman quoi, celle qu'on écoute d'une oreille distraite parce que le café n'a pas encore été bu et qu'on n'est pas en état de comprendre, où on la regarde d'un œil torve mais néanmoins compréhensif.

Donc, une de ces réflexions au premier abord un peu creuses, mais au final pas tant que ça.

Fin de l'introduction, venons en au fait, ça sert à rien de meubler avant si de toute façon après c'est creux, et si ça ne l'est pas ça sert à rien de trainer non plus. Bref.

Donc, dans la vie, l'important, c'est les liens. Non non, je découvre pas ça, merci bien. Mais en fait ça s'applique à pleins de choses, suivant le sens qu'on donne au mot "lien".

En l'occurrence, cette reflexion magistrale m'est venue dimanche, pendant que se déroulait le jeu de Noël du Groupe Pierre Dejean, où on avait comme qui dirait quelques problèmes de cohérence avec les transitions entre les différentes parties du jeu, les différents intervenants etc... Et où ça a enchainé l'après midi avec la projection (enfin la tentative de projection) d'un film. Mais projeter un film sans film, sans codec, sans projecteur, c'est un peu délicat, en fait. Et qu'à nouveau, c'est l'interface qui est encore le lien entre les différents éléments, parce qu'avec les progrès de la technologie, on fait les choses de plus en plus simples, les choses marchent de mieux en mieux, on fait des progrès énormes en communication, mais chacun fait les progrès de son côté et personne arrive à se parler, au final (oui je noircis). Arriver à avoir 5 portables (4 sous windows XP et un mac sous linux ou OSX) et pas arriver à lire *un* svcd, je trouve ça assez énorme tout de même.
Le problème, au final, ça a été de pas avoir toute une chaine homogène, à savoir *le* portable qui avait réussi à lire le film en avance, mais bon.

Dans ces moments là, comme disait maman (encore elle, oui), le mec important, c'est celui qui a la valise de raccords. Et ça explique aussi l'interêt que les gens portent au middleware (ça aussi c'est un truc que je case avec "meta" et "macro", au panthéon des termes pipo).

Enfin, toujours dans la même journée, je me rendais compte de l'importance des liens familiaux, non pas chez nous, mais dans la famille d'à côté, encore une famille nombreuse d'ailleurs. Et que du coup ça en est d'autant plus facile pour eux de comprendre la notre, ils vivent ça aussi, la forte personnalité, l'autosuffisance et la fermeture que ça implique.

Bref, l'important c'est pas forcement les choses elles mêmes, mais la façon dont elles s'arrangent entre elles, dont elles s'organisent, donc elles interragissent les unes avec les autres, dont elles communiquent.

Corsac@22:44:15 (Echoes)

dimanche 18 décembre 2005 (2 posts)
Il y a à peu près six ans, j'ai tout d'un coup décidé que déprimer, c'était nul, et qu'être déprimé, c'était nul. Pour moi, comme pour mes proches. Donc j'ai décidé d'arrêter de l'être. Comme ça, d'un coup.

Et ça a marché.

À l'époque, je me disais qu'être déprimé, c'était un poids pour les autres, que c'était vraiment un mauvais cadeau que je leur faisais, et qu'une des meilleures choses que je pouvais leur faire, c'était d'aller bien. Et en plus, c'était nettement mieux pour moi.

Depuis, je me suis rendu compte que c'était pas forcement une si bonne idée que ça. Ho, de mon côté, ça reste une valeur sûre, je vais nettement mieux quand je vais bien que quand je vais pas bien.

Mais en fait, vis à vis des autres, je me suis peu à peu rendu compte qu'aller bien, c'était pas forcement une bonne idée. Qu'il y a des gens qui ne supportent pas les gens qui vont trop bien. Que certains gens "déprimés" vont encore plus mal à cotoyer des gens qui, envers et contre tout, ont décidé d'aller bien.

C'est quelque chose que j'ai du mal à integrer, mais il faut que je le fasse.

Il faut.

Corsac@00:49:43 (Echoes)

Est ce qu'amener une bouteille de vin à une soirée et la boire en entier (moins un verre offert à l'hôte) c'est mal ?

Même si c'est juste parce que personne d'autre n'en boit ?

Corsac@00:51:42 (Echoes)

mercredi 21 décembre 2005 (1 post)
Aujourd'hui les jours rallongent \o/

Corsac@11:16:18 (Echoes)

mardi 27 décembre 2005 (1 post)
C'était un Noël vraiment atypique cette année. Pour pleins de raisons, d'ailleurs.

Parce que pour une fois, les enfants se sont couchés après les parents, parce qu'il y a eu une certaine émancipation de la petite classe. Parce qu'on a chanté des chants révolutionnaires à la Chacunière, parce qu'on a endivé nettement après les parents, parce qu'il y a eu des jolis petits bustiers dans les souliers, parce qu'il y avait nettement moins de légos, à part pour Caroline et Adrien.

Ça a un côté bizarre, mais pas désagréable, ce petit côté de on grandit, qu'on a ressenti, avec les cousins. Rien que pour Manue & moi, d'ailleurs, ouvrir les souliers après le déjeuner au lieu d'avant, ça veut quand même dire pleins de choses.

On était nettement plus responsables des choses, on a vachement plus organisé, bref, on passe petit à petit de l'autre côté de la barrière. Et ça pose forcement un peu des questions, genre de l'approvisionnement du côté droit du salon.

Bon, alors forcement, les gens qui ne sont pas de la famille ne comprennent rien à ce post, c'est normal. Je vais essayer de clarifier un peu, parce que bon forcement... Y'a les photos qui peuvent aider un peu, pour les motivés. Oui, y'en a pleins...

Quand on fête Noël en famille (à savoir la *famille*), à la Chacunière (genre un an sur deux, à peu de choses près), c'est une convention à elle toute seule. 16 personnes cette année: Adrien, Caroline, Robin, Alice, Michael, Lolita, Madeleine, Yap, Manue, Yannick, Claude, Catou, Richard, Anne, Nigel, Mamie-Douce. Dans l'ordre chronologique inverse. Sans compter les divers animaux, évidemment.

Il y a l'endiverie, là où les retardataires passent leur journée du 24, enfermés, à finir d'emballer les endives (je passerais sur l'origine du nom, sachez que dans ce contexte, une endive c'est un cadeau. enfin on va dire ça comme ça). Il y a le salon toujours entre l'apéro et le digestif, bière, vin rouge, whisky(-perrier). Il y a la préparation du sapin, les grands jeux dehors, les différents repas pour 16, le grand feu de camp du soir, le repas du soir, la dépose des souliers dans le salon... Tout le monde en rang d'oignon devant l'entrée du salon, puis chacun dépose son soulier à sa place, en demi cercle devant la cheminée, les petits à droite, puis en age croissant, jusqu'à mamie douce tout à gauche. Ensuite, petit à petit, chacun viendra officier et déposer ses forfaits dans les souliers adéquats. D'habitude c'est les enfants d'abord, puis ensuite au lit, et on laisse les parents commettre leurs forfaits. Cette année, les parents se sont fatigués plus vite que nous, donc on a quelque peu bouleversé cet ordre, surtout que au final Lol est arrivée après tout le monde, vu qu'elle bossait et que la sncf auvergne avait décidé de faire grêve le 24 décembre au soir (trop merci... d'ailleurs ça doit emmerder un maximum un minimum de gens, je vois pas trop l'interêt pour le coup, et pourtant je suis à fond pour le droit de grêve). Enfin, le lendemain matin, les booties au petit dej, la messe (sauf pour les mécréants), et enfin l'ouverture du rideau du salon, et la découverte des endives.

Ensuite, c'est l'ouverture, chacun son tour, de son soulier, du plus petit au plus grand. D'habitude on fait la pause de midi (enfin, quand on commence à 10h, la pause est plutôt vers 16h mais bon...) après Manue, après la dernière génération quoi. Là cette année, Manue & moi avons passé dans la génération du dessus, mais au final ça allait, on l'a relativement bien supporté. Ça a encore fini à 10h du soir (mais bon, on a l'habitude, au final, mais c'est vrai que c'est éprouvant).

Pleins pleins pleins de photos, pleins d'endives, pleins de cousins, mais pas assez de temps pour en profiter. Une bonne édition que ce Noël 2005, ça fait du bien de pouvoir cousiner, même pas très longtemps. Evidemment, Sophie nous aura manqué (à moi plus qu'à tous les autres), et on sait pas très bien qui sera là en 2007, mais bon.

Sinon, rien à voir, mais ça fait du bien de passer un weekend completement déconnecté (ou presque, rapport à voyages-sncf.com), et sans portable. Par contre s'apercevoir en rentrant que le routeur était déconnecté du net, et que le serveur de mail secondaire relaye pas mes mails, c'est sérieusement relou. Donc si vous m'avez envoyé un mail ce weekend, sachez que je l'ai pas reçu, donc renvoyez le...

Corsac@13:20:39 (Echoes)

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