Echoes Corsac.net - Echoes camshot
lundi 06 novembre 2006 (1 post)
Tout a commencé par un train qui avait trois minutes de retard.

Non, pour être tout à fait exact, tout a commencé 50 minutes plus tôt, par une compilation qui n'en finissait pas. Qui n'en finissait pas. Qui n'en finissait vraiment pas. Une n-ième compilation du noyau Linux, pour changer (cherchez pas, c'est pour le boulot). Avant de partir une semaine, il fallait quand même que je m'assure un minium que tout était prêt, que tout se passerait bien. Non pas que je laissais quelque chose de vraiment important, capital et nécessaire. Mais au cas où... Même pas le temps de tester, donc, avec cette compilation qui n'en finit pas. Le train est à 17h10, donc en partant vers 16h ça devait largement aller. Sauf que le sort en a décidé autrement, et donc à 16h15 je suis toujours là. À 16h20 aussi. À 16h25 encore. Je décide de partir en laissant la compil' tourner dans un screen distant, au cas où, on sait jamais.

Me voilà donc parti, sur les chapeaux de roues. Pieds, bus, métro, mon sac sur le dos, les couloirs, les gens, le bus qui tarde, le métro qui arrive, qui s'arrête trop longtemps, le changement, le métro qui arrive, qui s'arrête trop souvent, ma montre qui avance, qui avance. Le métro qui arrive enfin, les couloirs à nouveau, ma montre qui me donne encore quelques minutes, les gens avachis dans les escalators, comme s'ils avaient tout le temps, comme si eux étaient partis à 16h. J'ai encore quelques minutes pour arriver à la voie. La voie ? Quelle voie ? Pourquoi elle n'est pas annoncée ? J'ai verifié 15 fois l'horaire, j'ai eu le temps dans le métro qui s'arrêtait, s'arrêtait, s'arrêtait... S'il n'est pas annoncé, c'est qu'il n'est plus annoncé, ce train. S'il n'est plus annoncé, c'est qu'il n'est plus là. Jamais loupé de trains en 3 ans à Rennes, ça va quand même pas être mon deuxième en deux mois quand même. Regards affolés, je cours quand même, parce que l'horloge de la gare, tout en étant 2 minutes plus exacte que la mienne, ne marque quand même que 17h10. On sait jamais. Pourvu qu'on ne sache jamais, oui.

Alors je cours, je fusille les gens du regard, et me dirige naturellement vers la voie 1 et sa grande assiette. Au cas où, parce qu'on sait jamais. Pourvu qu'on sache jamais, non. Un train sur la voie 1, une sonnerie, pas de destination, un contrôleur. Le train pour Brest ? Le train pour Brest. Je me jette dedans, hors d'haleine. Le traverse de part en part. Dans les hauts parleurs résonne la voix de la voie une. Qui s'excuse pour les 3 minutes de retard au départ, pour cause de voyageur malade. On ne sait jamais, oui. Et merci au voyageur.

Tout continue avec un bouquin, de la musique, la nuit qui tombe, le train qui passe à Rennes sans s'y arrêter et qui file droit vers Brest. Droit mais lentement. Mais tout droit quand même.

Rien à voir à l'arrivée, il fait nuit, tant pis pour la côte, tant pis pour la mer. Terminus. D'un terminus à l'autre. J'aime bien les terminus, la voie s'arrête, ou démarre. Avant, le métro. Après, le bateau. Ou la nage. Ou quoi que ce soit, mais en tout cas la mer. Enfin on la voit pas au bout de la voie. De toute façon il fait nuit, et de toute façon je ne le regarderais pas, parce que je la voie, elle. Et me voilà arrivé, brutalement, dans ses bras, à elle.

Balade dans Brest la nuit, la fac, le pont, la cité-u, puis son petit appartement; son chez elle; sa vie.

Tout continue par des balades, des coups à boire, de la musique, se faire à manger. Déguster. Mater des films. Encore de la musique. Bouquiner. Visite des étagères, Pierre & le loup, La belle lisse poire du prince de Motordu, Petit jaune et petit bleu. Madeleines de Proust. Frissons sur les bois quand retentissent les premières notes de Prokofiev.

Finalement c'est ça, cette semaine. Découvertes. De sa vie, de sa ville, de chez elle, de ses amies, de sa sœur. Petite vie quotidienne, sorties tranquilles. Travailler aussi. Séances studieuses, se lever tôt. Haem. Se lever tôt, donc, et travailler, rapport de stage, devoirs, ambiance calme. Pas un mot. Le bruit des touches et du stylo. Se reposer, siestes.

Vacances, reposantes, fatiguantes, reposantes. Décrocher, complètement. Déconnecter. Regarder ses mails dans les bars à wifi (la machine à expresso access point, tout ça). Trier 300 spams, laisser tomber. Repartir, loin de tout ça.

Écrire, le rapport, le post. Sentir l'inspiration venir. La laisser taquiner, trouver sa voie. La voie 1. Prendre son temps, y penser avant de coucher sur l'écran, et retrouver le plaisir. Sortir vim, écrire offline, en musique, pendant qu'elle est en cours. Le vin, le chocolat, le café l'attendent. Moi aussi.

Prendre des photos, aussi. Sortir à peine, épargner au Monde les couchers de soleil mille fois vus. Garder les photos pour nous.

Laisser le post de côté pour le reprendre plus tard, laisser décanter.

Plus tard. Quelques jours plus tard. Reprendre le post, là où il en était. Le reprendre sous la Lune, pleine, qui rit dans le ciel. La Lune qu'on a vu grandir au long de la semaine, dans le ciel qui chaque jour s'éclaircissait. Pleine ce soir, on dirait. Pleine au dessus du TGV qui repart vers l'est. Croisement à Guingamp avec le TGV qui repart vers Brest. Soupir.

Rentrer à Paris, le cœur gros, forcément, mais malgré tout heureux, forcément. Repenser aux jours avec, aux jours sans. Au soleil sur la mer, au vent froid qui s'insinue partout, aux écharpes, emmitouflés dans les pulls. Les chocolats chauds. Cocooning ou balades dans le froid, les sélections de films, au hasard ou au nom. Aller à Quimper et puis finalement aller voir la mer, au bout, avant la toute fin.

Tomber malade, comme toujours. Se soigner à l'aspirine, et faire des projets, pour plus tard. Pour demain et pour après. Vivre à la dure et passer du bon temps.

Bref, profiter, tant et plus, tant qu'on peut. Profiter.

Et retour. Morlaix, Guingamp, Saint-Brieuc, Rennes, Paris. Des semaines difficiles à venir. Rapport de stage à finir, du boulot, bientôt la fin du stage, le temps qui passe très vite. Et on l'en remercie, d'ailleurs.


Et voilà, de la maison, poster, finalement, ce bout de .txt. Et bientôt quelques photos. Qui ne sauront ni l'un ni l'autre présenter correctement cette semaine, mais bon, c'est pas ce qu'on leur demande, après tout.

Corsac@23:49:36 (Echoes)

mardi 07 novembre 2006 (1 post)
Xfce 4.4rc2 has been released. Packages have been updated in our svn, and I've built and uploaded binaries on my repository.

i386, ppc and sparc packages available. Please test and report.

Corsac@22:53:11 (Debian)

mercredi 08 novembre 2006 (1 post)
Bon, j'ai bidouillé un peu hier soir et j'ai touché quelques troucs sur le site, genre le mime type renvoyé (passé de text/html à application/xhtml+xml) et le charset (passé à utf-8). Normalement devrait pas y'avoir trop d'erreurs, mais dans les fait, hein...

Pour le charset, si y'a des problèmes d'accents sur certaines pages je veux bien que vous m'en causiez.

Pour le mime-type, les utilisateurs d'IE verront rien, vu que de toute façon IE comprend pas le application/xhtml+xml comme mime type. Pour les autres normalement leur browser devrait, à ce que j'ai compris, utiliser le parser xml pour lire le site, et couiner à la moindre erreur, au lieu de laisser filer comme lorsqu'il utilise le parser html. Si vous voyez des sales erreurs XML, hésitez pas à dropper un commentaire aussi, histoire que je corrige. (et comme ça ça profitera même aux utilisateurs d'IE)

Corsac@09:05:21 (Roadbook)

vendredi 10 novembre 2006 (1 post)
Bon, une fois n'est pas coutume, je suis bien débordé. Le rapport de stage à rendre pour dans genre très bientôt, la soutenance à préparer derrière, Xfce/Debian qui a besoin de soins, et les autres membres étant débordé c'est moi qui m'y colle. (bon, ça c'est fait pour le linkslutage)

Pas de temps, donc, pour faire tous les troucs que je voudrais faire en plus. Non pas que ce que je fais déjà actuellement m'ennuie, juste je suis sans doute un peu trop gourmand, et je me laisse un peu trop facilement entraîner à passer du temps sur ces choses là. Le taf est intéressant, le rapport prend du temps, Debian/Xfce m'intéresse beaucoup mais a besoin qu'on s'en occupe, etc.

Du coup, il me reste peu de temps pour le reste, pour voir des gens, m'investir dans d'autres troucs. Donc je remets à plus tard, comme toujours. Mais ça viendra, un de ces quatre j'aurais un peu plus de temps, et j'essayerai de répartir un peu mieux.

Corsac@08:26:14 (Echoes)

samedi 11 novembre 2006 (2 posts)
La journée sur l'ordinateur, sur la table à repasser. Devant la chaîne. Musique, entre-croiser Alice in Videoland et Nouvelle Vague.

J'ai rebooté sous OSX pour faire les schémas sous Omnigraffle, ça m'a tout dépaysé. Et voilà, journée studieuse, à faire des pouic-pouceries d'un côté, à écrire dans le rapport de l'autre. À écouter la musique en même temps. Passer du bon temps, un samedi monotone mais (presque) efficace.

Ça faisait longtemps que j'avais pas passé un samedi comme ça à la maison, entre la chaine, le thé, et la maison qui bouge autour.

Diner habituel du samedi, et ensuite à nouveau presque studieux. Un weekend pré-rendu de rapport quoi...

Corsac@23:36:36 (Roadbook)


I got to got to go
I can't be with you tonight
Honey now you know
That it's black and white
Let's stay in touch
It's been fun
I'm in a rush
I gotta run
I'm just about getting out
On my own tonight.


Alice in Videoland - Got to go

Corsac@23:44:32 (Echoes)

jeudi 23 novembre 2006 (1 post)
Enfin pouvoir se poser. Rentrer à la maison à 5h du soir, pour la première fois depuis des mois.

Fin de la soutenance de stage. Pas fin du stage, non, il reste un mois encore. Mais tout de même, la soutenance est passée, le rapport rendu, les dés jettés, en fait, l'année finie. Fini Télécom. Fini les études en fait, pif, pof.

Un peu après tout le monde de l'IFSIC, finalement, mais j'ai été content de prendre mon temps au final, c'était bien. C'était marrant de se retrouver dans un amphi caillou, avec les profs et avec le maître de stage, de confronter les deux mondes comme ça. Se sentir plus à l'aise côté stage parce que ça fait quand même 6 mois qu'on bosse ensemble, qu'on se tutoie et tout, plutôt que côté ENST à cause du rapport prof/élève, tout de même un peu visible.

Mais bref, bien passé, les doigts dans le nez à part la démo qui à pas voulu marcher correctement (saleté de vlc). Enfin si, mais c'était pas très visuel, de fait.

Le mois qu'il me reste, c'est pour le plaisir, presque. Débarassé du côté école, j'ai quand même encore pleins de choses à faire. Alors je profite de ma soirée peinard, et ensuite hop, on remonte en selle...

Corsac@18:24:16 (Echoes)

samedi 25 novembre 2006 (1 post)
Alors voilà, j'ai été voir Pardonnez moi, de/avec Maïwenn.

Et j'ai pas aimé.

Mais genre vraiment pas. J'ai trouvé ça malsain, inutile et gratuit à pleins de moments. Même pas de la bonne méchanceté gratuite pleine d'humour noir qui rend mal à l'aise (ou qui fait rire). Juste, non, je sais pas, ça allait pas.

Visiblement travaillée par l'été meutrier (dans lequel elle a joué et dont le générique est repris, on remerciera maman pour ces détails), les relations avec son père et sa mère, avec le métier de comédienne. Bref elle fait sa psy à l'écran, un peu, et moi j'y arrive pas.

En plus c'est tourné en vidéo, ça arrange pas les choses.

À côté de ça, j'ai quand même été touché (en pas trop positif, mais tout de même), donc j'hésiterais à le déconseiller, on sait jamais ça peut plaire à des gens, après tout.

Corsac@00:04:57 (Echoes)

jeudi 30 novembre 2006 (1 post)
Ok so, I was there, trying to assemble pictures taken at my sister's birthday. I have my pictures, her boyfriend's pictures, both have more or less the same date sor pictures have the same timestamp. Then comes another friend, which camera isn't at all at the same time. It's +/- 6:43 hour lead. And there is the mess, because I want all those pictures sorted by time, so people looking at them doesn't have to sort them himself. He just clic "next" and the next photo appears, whoever has taken it.

Now, I want my pictures sorted by time and gallery knows how to extract the time for EXIF tags, so I don't have to set the modification time of the files accordingly. But what to do when even EXIF tags are wrong ? I just discovered exiv2 adjust option, which does exactly what I want. From the manpage:

ad | adjust
Adjust EXIF timestamps by the given time. Requires option -a
time.

-a time
Time adjustment in the format [-]HH[:MM[:SS]]. This option is
only used with the ’adjust’ action. Examples: 1 adds one hour,
1:01 adds one hour and one minute, -0:00:30 subtracts 30 secccc‐
onds.


So a simple loop accros those files:

corsac@hidalgo: for i in * [/tmp/gallery/arthur]
for> do
for> exiv2 ad -a -6:43 $i
for> done


and the work is done. Simple. Powerful. I love it.

Corsac@23:09:35 (Debian)

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